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La Côte sud ouest / mer d'Andaman


Après le passage de la petite frontière de Wang Kelian perdu au beau milieu d’une nature très verdoyante au nord ouest de la Malaisie, première étape dans la petite ville de Satun et premiers contacts avec la population qui ne parle quasiment pas anglais. Demander un distributeur de cash et une assurance pour le camion revient à se retrouver au garage pour le contrôle technique! Il va falloir se mettre un peu au thaï si on veut se faire comprendre!
Nous souffrons de la chaleur et espérons vite trouver un peu de fraicheur sur la côte. 



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1ère bonne idée: visiter l’ile de Ko Tarutao 
accessible en bateau depuis Pak Bara.


Ko Tarutao, la plus grande île du parc naturel maritime  n’est fréquentée que par ceux qui fuient la foule et recherchent une nature préservée pour notre grand bonheur. La plupart des touristes se regroupent sur la petite Ko Lipe pour fêter le nouvel an chinois.  



Notre petit camp situé au bord de la belle plage sauvage d’Ao Molae regroupe le soir autour de sa "cantine" une trentaine de personnes dans une bonne ambiance après les diverses activités du jour à la découverte de l’île: 

- remonter la rivière en canoë et s'aventurer dans le noir tout au fond d'une grotte habitée par des centaines de chauve-souris,

- marcher 1h30 dans la forêt et crapahuter dans le lit d’une rivière pour se baigner dans le bassin d’une cascade.

Nous faisons notamment la connaissance de la famille bretonne (stephbenmaelbebe.uniterre.com), partie pour un long périple en vélo avec leurs deux enfants, Maêl (6 ans) et Camille (3 mois!).

Par contre, mauvaise surprise, la grande concentration de plancton phosphorescent urtiquant rend la baignade difficile!

Les singes sont partout autour de nous…un peu voleurs, il faut penser à tout fermer!





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2 jours après, c’est en arrivant à Pak Meng plus au nord que nous décidons de nous offrir une journée de «snorkling» (palmes, masque, tuba) dans les îles de Trang (Ko Ngai et Ko Muk), à bord d’un Long Tail Boat d’un pêcheur local. Nous découvrons dans un décor paradisiaque tous les poissons de l’aquarium! 









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Direction Krabi et Railey accessible uniquement par la mer que plusieurs personnes rencontrées nous ont conseillé. Le décor doit être magnifique, mais la concentration de cars et de touristes sur la plage d’embarquement (imaginez la côte d’azur au mois d’aout), nous fait rapidement fuir. 

Depuis notre arrivée en Thaïlande, nous avons l'impression qu'une dimension du voyage nous échappe un peu, et nous espérons la ressentir à nouveau dans le nord du pays, à la rencontre d’une population plus authentique (malgré la barrière de la langue qui restera un frein majeur certainement), car la beauté des paysages de cette partie très touristique du pays ne peut pas satisfaire entièrement ce qu’on attend d’un tel voyage! 

Notre premier sentiment mitigé sur le pays, appuyé par le ras le bol de voir autant de pollution, l’inexistence de sensibilisation et de moyens mis en oeuvre pour la gestion des déchets, se confirme à la lecture d’articles sur l’importance et le développement du tourisme sexuel dans le pays. 
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Le lendemain, heureux de retrouver un peu de fraicheur en bord de mer après 2 heures de travail et deux heures de route, nous embarquons de nouveau sur un long tail boat (avec un pot d’échappement cette fois: grand luxe pour nos oreilles!) dans la fabuleuse baie de Phang Nga parsemée de majestueuses formations rocheuses qui tombent à pic. 

Le terrain de jeu est vaste, mais nous prenons un certain plaisir amusé en passant au travers d’un «banc» de touristes asiatiques balladés bien arnachés sur des dizaines de canoës ou lorsque l’un de ces grand «promène couillons» s’arrête à côté de notre frêle esquif pour s’exclamer et photographier une famille de «blancs» fous se baigner au pied de l’île de James Bond!



L’heure tardive de notre débarquement au village musulman sur pilotis de Ko Panyi nous permet de profiter seuls de l’ambiance locale et des lumières du soir. Moments magiques!




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A quelques kilomètres au nord de Phuket, sur la plage déserte de Bo Dan, la rencontre d'une autre famille française voyageant en camping car et d'un couple de Suisses,  nous incite à faire escale 3 ou 4 jours. Au programme: footing (au réveil), école, baignade, paddle, jeux, kitesurf, bricolage, barbecues et longues soirées à profiter de la fraicheur relative (28°).

Titouan et Montaine passent des heures et des heures à jouer avec Mathias (10 ans) et Nina (8 ans). Yvan (14 ans), passionné de jeux, nous fait découvrir plusieurs jeux de société.

Lorenz et Gisela partis de suisse en 2008 à bord d'un gros camion, nous font partager leur expérience de voyage dans les prochains pays: Le Cambodge et le Laos, et nous fournissent de précieuses informations sur les "bons spots" de bivouacs épargnés du tourisme en Thaïlande.

Christophe, Christèle, Yvan, Mathais et Nina (leszaventureux.com)
Lorenz et Gisela (logi.dyndns.info)


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A propos de l’école à bord, nous sommes bien assidus depuis notre arrivée en Asie du sud est. Anouk est motivée et enchaîne les évaluations. Pour Titouan et Montaine, c’est parfois du sport pour tenir leur concentration, mais ça avance! Les progrès de Titouan sont d’ailleurs étonnants dans certains domaines: des ficelles de son «cerfvo-lant» se sont démêlées, comme il dit!


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En France, le moral de certains de nos amis semble un peu chancelant en cette période hivernale, et notre escapade pourrait bien initier d’autres aventures en famille autour du monde dans les prochaines années!? Ces nouvelles nous incitent à vivre encore plus le moment présent! 

De la mer d'Andaman à la frontière cambodgienne

Les Zaventureux avec qui nous décidons naturellement de faire un bout de route ensemble devant quitter le territoire Thaï avant le 22 février, nous ne mettons qu’une bonne semaine pour rejoindre la frontière cambodgienne. 

Une première étape en plein site touristique à bang Niang (Khao Lak) sous les cocotiers nous permet de rencontrer un autre couple suisse qui voyage dans leur petit camion depuis 12 ans... qui dit mieux?!!




La route qui traverse le pays vers la côte Est est magnifique au milieu de la jungle en direction du parc national de Khao Sok. Après une nuit dans le jardin d’un habitant, à l’entrée du parc nous reprenons la route vers le grand lac de retenue au milieu de la forêt primaire. Au barrage à une heure de route plus à l’est nous louons, pour nos deux familles, les services d’un pêcheur local pour partir explorer le lac et... trouver un peu de fraicheur! Nous vivons une fin d’après midi mémorable à se baigner tous ensembles dans l’eau limpide du lac et à plonger d’un rocher au milieu d’un décor naturel magnifique!






L’après midi, la chaleur, la densité de circulation et la médiocrité de l’état de la 4 voies principale rendent les heures de route fatigantes. Nous effectuons tout de même 200km en 3 heures avec au passage une brève visite dans une entreprise de caoutchouc naturel; nous comprenons enfin d’ou vient cette odeur très forte et très présente en route. Le caoutchouc extrait des arbres est produit sous forme de grosses crêpes jaunes.



Nous sommes largement récompensés à la tombée de la nuit en débouchant sur une petite plage déserte et ventée (Wua Lean) conseillée par Lorenz et Gisela. Anouk s’offre le luxe d’une petite session surf sous la pleine lune! 





En remontant vers le nord, nous effectuons 2 autres étapes au bord de la mer pour trouver un peu de fraicheur la nuit, dans un petit bourg de pêcheurs au fond de la baie de Prachuap KiriKhan et à Dolphin bay. En quittant l’axe principal, nous découvrons des marchés colorés et une belle et riche campagne, plantée d’arbres à caoutchouc, cocotiers, bananiers, palmiers faisant place en zone côtière aux marais salants et bassins d’élevage de crevettes.  







Dolphin Bay, vantée par les guides et les blogs de voyageurs est décevante car en travaux... le tourisme se développe! et la mer «chargée» ne nous tente pas pour la baignade. 

A Pranburi, au bout d’un chemin à la nuit tombante, c’est toute une famille qui nous accueille chaleureusement. Nous nous installons au milieu des animaux de la ferme au grand bonheur des enfants. Ce sera notre unique rencontre «forte» avec les thaïlandais. 



Nous rejoignons la frontière avec le Cambodge en 2 jours de route (très chargée autour de Bangkok) et après avoir évité un accident avec un car qui nous doublait, le chauffeur ayant abusé de la boisson! la petite fenêtre de la douche arrachée au passage...on s’en sort bien!

La ville frontière d’Aranyaprathet comme d’autres villes frontière semble très différente du reste de la Thaïlande: sale, grouillante et beaucoup de marchandises sont échangées à pied par des «porteurs». Il règne ici un drôle de trafic et une ambiance particulière. 


Contrairement à toute attente, pas de problème pour nous, pas de bakchich à verser pour obtenir un tampon. Nous sommes malheureux de quitter nos amis qui ne peuvent pas passer faute de tampon sur leur visa d’entrée thaïlandais. Il va donc leur être difficile de sortir du pays sans redescendre au moins à Bangkok ou retourner à la frontière malaise! Affaire à suivre...

Derniers jours en Asie

Pour nos derniers jours en Asie, Les 750 km entre le Laos et l'île de Ko Chang au sud est de la Thaïlande sont avalés en une journée et demie (en contournant le nord et l'ouest du Cambodge), l'idée étant de trouver un maximum de fraîcheur pendant la dizaine de jours précédent l'embarquement du camion, des occupations pour les enfants et une bonne connexion internet pour communiqu er avec la compagnie maritime, l'organisation d'un transfert maritime étant assez compliquée ! 

Ko Chang est hyper touristique sur la côte ouest (hôtels sans interruption sur les 30km de côte, mais globalement très bien intégrés dans la végétation). La plupart des panneaux publicitaires sont désormais aussi en russe. L'unique route est très escarpées, nos amis Ludon, quelques semaines ont d'ailleurs dû rebrousser chemin dès la première montée avec leur camping car traction avant! Notre Cabane en Cavale quant à elle nous mène au bout du monde, et nous trouvons un petit coin de paradis (type décor de carte postale) sur peut être le seul terrain resté encore vague en bord de mer à Lonely Beach dans le sud ouest. Le vent du large est un vrai bonheur, mais on ne peut pas vraiment se rafraichir dans la mer… trop chaude! 
C'est l'occasion aussi de faire la grande lessive: 11 kg de linge, les draps "du dessous" quant à eux, cuits à petit feu depuis plusieurs mois, finiront à la poubelle!  


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Ca y est, après plusieurs jours de négociations, c'est calé, le camion partira du port de Laem Chabang (180km de Bangkok) le 9 avril. Rendez vous dans les bureaux de la compagnie maritime dans le centre de Bangkok le vendredi 3, envol de la famille vers Sydney le lundi 7 au soir. Je livrerai seul le camion au port le lendemain et prendrai un avion le soir.

Nous passons donc 3 jours à Bangkok. Notre camp de base est établi en plein centre dans l'enceinte d'un des nombreux temples bouddhistes (wat Ratchanadda), au calme ce qui est un luxe dans cette mégalopole bruyante! 


Au grand bonheur des enfants nous zigzaguons en touc-touc dans les bouchons à fond au milieu de dizaines d'autres motos, destination: 
- le marché des amulettes
- les grands centres commerciaux
- le wat Pho avec son fameux bouddha couché de 46m de long et son école de massage thaï dont on a tous bien profité 
- pas le quartier chinois car aucun touc-touc n'a voulu prendre le risque de nous y emmener à cause des manifestations! 



Et puis, dans notre quartier, nous découvrons un dédale de canaux, de ruelles et de vielles maisons en bois. Nous sommes bien au coeur de l'Asie! 











Sur la route de l'aéroport, le camion qui donnait quelques signes de faiblesse sur la route vers Bangkok, ne fournit plus aucune puissance, et nous sommes contraints de jeter l'éponge dans une station service à quelques kilomètres du but! 
Très vaillante depuis des mois même dans les conditions les plus rudes, la Cabane En Cavale exprime finalement à sa manière sa grande tristesse de nous voir continuer l'aventure sans elle! On ne lui en veut donc pas du tout! Il faut juste assurer le coup… attraper un taxi pour l'aéroport (heureusement on avait prévu large en temps) et de mon côté trouver une solution coûte que coûte pour emmener avant 9h le lendemain matin, le grand malade au port à 2 heures de route. Pas facile car nous sommes jour férié! Après des heures d'incertitudes, j'arrive finalement à 3 heures du matin avec une dépanneuse devant les bureaux de douane du port… ouf! A quelques heures près et sans l'aide précieuse d'un concessionnaire Mercedes, j'aurai dû rester une quinzaine de jours de plus sur place en attendant le prochain bateau! Je suis finalement bienheureux de rejoindre rapidement toute ma petite famille car le thermomètre est monté ce dernier jour à 40° à l'ombre!