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Le Tamil Nadu

"Incredible !ndia!"

En quelques heures de vol, on passe de l’aéroport certainement le plus luxueux au monde (Dubaï) au pays de tous les contrastes.

Notre souhait en préparant le voyage était de nous poser en Inde à un endroit et d’en profiter pendant une semaine, quinze jours, 3 semaines peut être, en attendant de récupérer notre camion à Singapour. C’est à Mamallapuram, au sud de Chennaï, sur la côte sud est, que notre souhait se réalise. 

Installés dans un petit hôtel, nous nous imprégnons et nous fondons chaque jour un peu plus dans la vie grouillante de ce village de pêcheurs et de tailleurs de pierres et visitons ses alentours, au côté de Claude, qui vit ici 2 mois par an depuis 15 ans et qui se fait une joie d’avoir des «petits enfants» autour d’elle. 
Si nous avons la chance de vivre au ralenti, ce n’est pas le cas de tous nos sens qui sont particulièrement sollicités! Ce tout petit bout d’Inde même s’il est touristique, nous offre déjà tellement de saveurs et de contrastes! Tou’ s’y mélange: la crasse sombre, les couleurs vives des habitations et des saris, les égoûts et ordures puants, les parfums d’encens, de cuisine à tous les coins de rue, les chemises blanches impeccablement repassées des hommes marchant pieds nus dans les bouzes de vaches sacrées, la pauvreté, les sourires et la gaité, et la beauté partout… surtout celle des femmes. Si j’avais eu un faible pour le sourire des iraniennes, je dois dire que je fonds encore d’avantage pour celui des indiennes! Dans leur saris, elles sont l’Elégance même. 

Les enfants s'adaptent particulièrement bien à leur nouvel environnement. Titouan notamment, très à l'aise dans la communication, aime se lever tôt le premier pour aller vivre sa vie dans la rue: il y a tant de choses et d'animaux en tous genres à voir. Lui qui avant le départ réclamait régulièrement d'aller au restaurant est comblé puisque notre «soucis» quotidien ici consiste à choisir les restaurants ou cantine du matin, du midi et du soir! La cuisine indienne est un délice pour peu que l'on précise "not too much spicy" à la commande!
Anouk est particulièrement bien installée dans une grande chambre avec Montaine pour travailler au calme dans les meilleures conditions. 



Noel approche mais c'est un peu difficile ici de se sentir en décembre alors qu'il fait chaud, que les cocotiers remplacent les sapins et que le père Noel n'apparait nul part! Le village comporte beaucoup de temples et les indiens y affluent pour vénérer Shiva, Vishnu et les innombrables autres divinités.











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Pondichéry

La route entre Mamallapuram et Pondichery est très belle même si on peut manquer une partie du paysage quand on ferme les yeux à la vue de ce qui nous arrive en face sur la file de droite! (et oui, en Inde on roule à gauche). Le chauffeur de taxi, lui, semble pourtant serein, à nous de nous détendre! ...pas de regret d’avoir laissé le camion sur la mer! 

Des marais salants qui nous ont rappelé exactement ceux de l’ile de Ré, des rizières, des temples... et nous arrivons à "Pondy" par une longue rue bordée de fabricants et marchands de mobilier en bois. Déjà nous retrouvons l’Inde grouillante des villes. Mais le quartier «français» le long de la mer est beaucoup plus calme. Même si une grande partie des maisons coloniales a été détruite pour une reconstruction (à la va vite) plus rentable pour la location, il en demeure une atmosphère très particulière et différente du reste de la ville. 

On est plongé dans l’histoire et dans une autre époque quand on entre dans les cours des maisons anciennes, quand on aperçoit par les grilles des fenêtres ouvertes d’un petit hôpital les «nurses» avec un tablier et une petite coiffe sur la tête, quand on passe du temps à la bibliothèque de l’Alliance Française où Albert Camu est cité sur tous les murs sous ses portraits noirs et blancs et où les écoliers viennent en uniforme. 

Les rue de Suffren, Dumas, La Bourdonnais, Romain Rolland...les écoles primaires françaises, le Café des Amis et le petit marchand de gâteaux au yaourt, de riz au lait ou de crèmes brulées du coin de la rue nous rappellent qu’il y avait ici un petit bout de France et que notre culture y est encore bien présente. 

Un vélo chargé de cartons, une famille entière sur une moto et les rickshaws nous rappellent que nous sommes bien en Inde!




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Le Café des Amis rue de Suffren. Un de ces petits café-restos où il fait bon attendre près d'une heure avant de déguster un bon "chicken noodles", mais depuis longtemps maintenant, le l'impatience n'existe plus pour nous! 

Pour le petit déjeuner et l'école, on a trouvé un petit café bien tranquille "Le Café des Artes", tenu par un artiste peintre indien contemporain ("Artiste Ouvrier") qui expose dans sa galerie en arrière d'une jolie cour. On se sent dans une ambiance presque parisienne !

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Mais Pondichery c’est aussi un marché grouillant, un ashram crée par «La Mère» d’Auroville, un quartier des pêcheurs avec ses habitations en feuilles de palmier, un dispensaire pour la réinsertion des lépreux guéris….




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Sans trop de concertation, on est tous d’accord pour «rentrer» à Mamallapuram pour passer les fêtes de fin d’année.
Les enfants sont très contents à l’idée de retrouver leur chambre à l’hotel Daphnée!

Mamallapuram, le retour!

Les enfants ont beaucoup apprécié de revenir au village de Mamallapuram, de retrouver déjà quelques habitudes prises dès les premiers jours, une certaine liberté de va et vient mais aussi notre Babou, Claude et xavier, Kurma le tailleur de pierres.


Après une petite séance d’école le matin, les enfants disparaissent. Un peu de coloriage, une petite ballade sur la plage et il faut déjà aller dans une de nos «cantines» au milieu des indiens (et non des touristes!) pour déguster avec les doigts, un bon riz cuisiné et servi sur une feuille de bananier.

Les rencontres prennent aussi beaucoup de temps en conversations! Claude, Xavier, Luc et Sandrine,  une visite chez le sculpteur de bronze et de cire, chez Jean Claude pour une séance d’ostéopathie, chez Krishna pour un massage ayurvédique...c’est pour ce temps là que l’on est ici!















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Une particularité folklorique de l'Inde du sud, c'est l'art du Kolam. Il se présente sous la forme d'un dessin au sol, notamment devant l'entrée de la maison, ou devant les représentations des divinités. Dans tous les cas, ce sont les femmes qui l'exécutent en général au levé du soleil et elles le font en l'honneur de la déesse Lakshmî, qui est invitée ainsi à apporter chance et prospérité dans la maison et la famille. C'est aussi un signe de bienvenue pour les visiteurs...

Traditionnellement, c'est sur un sol humidifié que sera tracé le dessin. Celui-ci reprend des motifs géométriques déjà connus, mais peut aussi faire appel à l'inspiration personnelle du moment. Le tracé des motifs est réalisé avec de la farine de riz et diverses poudres colorées. 




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Le soir avant de se décider pour le «resto», on se rend près de la plage, au festival de danse en plein air.
Il se tient chaque année pendant un mois, c'est un spectacle extraordinaire par la performance des danseurs et par la beauté des costumes traditionnels. 
De véritables déesses, juste sous nos yeux, expriment l'histoire des divinités avec la grâce jusqu'au bout des doigts… de quoi se convertir à l'hindouisme sous hypnose! 






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Pour le soir de Noël, Babou nous a cuisiné sur la petite terrasse, un excellent curry de crevettes (c’est un peu différent de la dinde aux marrons  !). 
Pas de sapin mais juste un petit cadeau pour les enfants le matin au reveil.

Le soir du 31 décembre était plus festif! 

Après un bon repas sur la même terrasse, avec les locataires de l’hotel, des belges, des écossais, des hollandais, nous avons tous applaudit les feux d’artifices tirés de plusieurs endroit du village, des guest houses et même de la notre! Babou s'était chargé avec fierté d'habiller nos filles en sari pour l'occasion. Merci!!!!



Nous quittons Mamallapuram en Ambassador, héritage anglais qui demeure sur les routes, un vrai plaisir pour Titouan ! Direction l'aéroport de Chennai pour prendre l'avion pour le Sri Lanka.